Je rêvais depuis quelques années de marcher sur le bord de l'assiette. De trouver cette perspective de carte postale que les OT nous survendent de ce territoire. Alors qu'en fait, il suffit de monter et d'approcher la falaise. N’importe où. Ça fonctionne à chaque fois. Parce qu'en effet, le Vercors est une assiette dont le challenge est d'arpenter le contour festonné et vertigineux. Alors les perspectives se noient dans un sfumato vénitien qu'on ne croyait exister que chez Léonard de Vinci.
La plus bouleversante, la plus sensuelle, la plus délicate, la plus évidemment et la plus désespérément amoureuse (ou pas) image de cinéma que je connaisse, du film le plus bouleversant, sensuel délicat et intimement amoureux (ou pas) du cinéma.

Je finissais presque par me dire que la qualité de ma lecture et ma capacité à me laisser épingler sombraient tranquillement à cause de la quantité de livres que j'essaie d'avaler pour pouvoir en parler. Il y aurait beaucoup à dire sur la relative rareté des ouvrages marquants, singuliers, brillants, sur le volume des parutions, sur l'annihilation du goût sous la quantité et les obligations. Mais parlons peu et directement : ça faisait longtemps que je n'avais pas lu une phrase qui me fasse ainsi lever la tête, et là encore, on pourrait s'interroger "mais pourquoi cette phrase, pas si fofolle, plus qu'une autre ?" Et bien... allez savoir... Probablement une affaire de contexte (je crois que je tiens avec ce mot la clé de toutes les les interrogations précédentes..."
Ha oui, la phrase, au fait :
sur les phrases qu'on ne comprend pas.
Sur les routes de Damas et de Jéricho...
Sur la destinée ? (provoc)
Sur la conversion, sur le baptême
Sur la lumière et la chaleur, les malaises, les visions
Sur la ligne qui va du néant à la guerre
Sur le sable
Sur le mensonge
Photo de David McLenachan sur Unsplash
Mood
(et puis revenir dans le game avec un petit titre à la con, c'est parfait)