Nicolas Rivet, Voir,

C'est ce moment de l'année où j'ai rendez-vous avec vous.
Ces semaines si précises, éprouvantes, si attendues, redoutables, inévitables, tristement habituelles, poisseuses.
Ces semaines à n'en plus finir. Ces propos tristement coutumiers, presque banals, ces rendez-vous avec la profondeur, qu'il faut pourtant vomir, cracher, expectorer, comme une fumée de charbon.
Amer hiver. Pourriture du ciel et du sol. Écroulement lent. Infini. Lourd. Respiration contrainte. Étouffement.

Je ne veux pas être là. 
Mais vous êtes là, et j'accueille chaque hôte comme il se doit.
Ça passera.

Nicolas Rivet, Ecouter,

Liszt qui veut faire plus compliqué avec ses Études d'Exécution Transcendantale pour piano que Paganini ne fit pour violon,

Scarlatti avant eux ayant choisi de faire souffrir les clavecinistes...

Nicolas Rivet, Ecouter,

La bande-son de mes dernières années. Beaucoup de choses écoutées, beaucoup de surprises, beaucoup de "waouh", mais rarement de plaisir constant et serein comme celui de retrouver Fontaines D.C.
Tout ce qu'ils touchent est en or. Pure classique rock. Je les aime d'amour. Vénération pour les mélodies, la mélancolie, la colère retenue, les riffs agacés, inattendus, les gimmicks savants, l'esthétique reconnaissable entre mille, l'efficacité, la perfection de chaque membre à son instrument, le brouillard de Dublin, et la voix. La putain de voix de Gryan Chatten (et plus encore que sa voix, même sa fausse attitude fatiguée de pseudo-autiste pourri de TOC, tout me va chez lui)
Encore JAMAIS été déçu, sinon sur scène, où je devais trop attendre d'eux pour une fin d'après-midi encore trop ensoleillée. C'est si peu par rapport au plaisir de se remettre en boucle chacun de leurs titres pendant des heures.

Nicolas Rivet, Voir,

Suite des petites collections d'images prélevées au gré des pages que j'ai pu ouvrir au fil des jours.
C'est comme  les Abracadabras, mais pour l'image, ou la chose plastique en général.


Peik Wencheng : les portes de la perception