Pas un chemin qui soit droit. Pas un dont on voie le bout. Pas un dont on sache s'il est une fuite ou une destination. "Ya une route, c'est mieux que rien, sous les semelles, c'est dur et ça tient..."

Toujours eu une sensibilité particulière envers le travail âprement rigoureux, intransigeant mais aussi volontairement jargonnant de Bernard Stiegler. Je n'ai rien posté à la suite de sa mort, parce que je ne me sens pas de légitimité pour parler de son travail. Comme depuis le premier moment où je l'ai enfin lu, c’est avec lenteur que les mots me sont venus.
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"Je t'appelle pour te dire que ça ne va pas..."
Le miracle, c'est qu'il est assez tard, plus de 23h, mais que je regarde par hasard l'écran de mon portable (privé comme toujours de sonnerie et de vibreur), au moment précis où elle m'appelle.
J'ai pris le livre sur l'étagère.
Je vis encore.
Il n'y a pas de hasard.
