Je n'attends plus la floraison que de deux de la soixantaine de rosiers du jardin. Voici plus de vingt années, donc, que je plante ces arbustes, en variants couleurs et formes, précocité, port, exposition... Je me souviens parfaitement dire "mes rosiers de juin" en parlant des plus tardifs, mais je sais aussi que rares étaient ceux qui fleurissaient en avril, encore plus ceux qui passaient l'hiver en fleur sans s'épuiser, hormis les chinensis.
Cette année, deux seulement n'ont pas encore fleuri : la liane Kew Rambler et le tapissant quasi albinos Wichuraïana Variegata (mais il est encore en cours d'acclimatation) puisque le grimpant Mon Jardin Ma Maison, pourtant jamais pressé, nous a offert ses premières fleurs ce matin.
Ce matin il fait froid. Les saints de glace et leur suite. Tant mieux. S'il ne pleut pas trop, ce léger rafraîchissement permettra de faire durer les roses. Les petites ouvrières, elles, maltraitées par ce printemps impossible à suivre et ce coupe de froid himalayen pour leur petite biologie interne, trouvent refuge par dizaines dans les gros choux rose vif du généreux Pink Cloud. Elles retourneront à la ruche après le dégel...