"Dieu que cette histoire finit mal
On n'imagine jamais très bien
Qu'une histoire puisse finir si mal
Quand elle a commencé si bien"
Tout commence en effet comme un conte, à un moment où le monde devient vaste et généreux, quand découvertes et conquêtes semblent ne jamais pouvoir tarir la curiosité.
De quoi Les Échappées est-il la thèse ? Livre magnifique d'une autrice magnifique, publié chez un éditeur magnifique, il nous emmène dans un monde proche, totalitaire, où la valeur travail est un absolu (travailler pour travailler est une raison suffisante), et la paranoïa d'un danger extérieur est entretenue pour fédérer.

... ou de la difficulté de se positionner sur l’œuvre de Pierre Guyotat, au moment où, décédé, la critique lui tresse des lauriers sûrement justifiés.
En effet, on entend dire ça et là qu'il est un des tout grands hommes des lettres françaises de la fin du 20è siècle. Cependant - mais c'est vrai qu'en France, on n'aime pas trop exposer les grands hommes, on se sentirait obligé d'en dire du mal rapidement - j'ai presque appris son existence le jour de son Prix Médicis il y a deux ans. Avant, il n'était qu'un nom évoqué ici ou la, et peu autour de moi auraient pu me renseigner sur lui.

L'artiste est un menteur.
Ce sourire en est la preuve. Un sourire de souffrance, autant que de lumière, sourire d'indétermination et de tristesse. Tout le contraire de son propos.
Merci les éditions de l'Ogre.
C’est la première fois que je lis ça dans les mentions légales, à l'intérieur d'un livre.
Révolution ?
Je découvre ce côté plaisant et intrigant à la fin d'une lecture magnifique : Les échappées, de Lucie Taïeb, mais ce sera certainement l'objet d'un très prochain post.
