Les Carnets du Grand Chemin

Obscur

Dans ces salles, je ne cherche personne, je ne suis là pour personne. On ne parasite pas ce moment.
Dans ces salles, je laisse tranquillement glisser la tunique de fatigue et de peur, à mes pieds. Je la froisse, je l'oublie, si je peux, dans le coin le plus obscur.


photo Entrer dans l'ombre

Entrer dans l'ombre

Ou... marcher avec Joan Mitchell (1925-1992), pousser plus loin devant soi en écartant les branches aux feuilles jaunies par l'automne. Chercher à voir derrière, plus loin. Et laisser se refermer le manteau de feuillages. Ne pas se retourner.


photo Neige et pluie

Neige et pluie

Ça aussi c'est fait !
Accompagné d'un guide pour qui ces choses là sont très naturelles, nous sommes montés le plus haut possible pour rester au-dessus de la limite pluie-neige. A la redescente, la pluie était bien là, à tel point que la neige qui recouvrait le paysage à l'aller s'était considérablement effacée, dévoilant un paysage nouveau et nous faisant progresser dans des rivières de boue.


photo I will never marry my love

I will never marry my love

J'ai les yeux secs.
La colère est là, entière, brûlante, que je couve et ravive. La colère est le souvenir qui doit me consumer. Disparaître dans ma colère, par ma colère, entier.


photo Tu veux parler musique ?

Tu veux parler musique ?

A un moment de la soirée, il me fait remarquer : "tu as l'air de carrément t'éclater. (En vrai, état de liquéfaction magmatique avancée). Pourtant, je les ai déjà vu bien meilleurs que ça".


Youpla youplala

Moi, quand je me prépare pour une mascarade.

On tourne, on virevolte, on tape dans ses mains, on joue des rôles, tous nos "amis" sont là, on est tellement heureux, on a tellement attendu ce moment, wouhhhh, j'ai la tête qui tourne !!!