Les Carnets du Grand Chemin

photo Beirut-Gallipoli

Beirut-Gallipoli

Il restera du concert de Beirut au Grand Rex le souvenir du parterre incapable de rester sur son siège (normal) et les vigiles obligés de quadriller la salle.


Kruso

Quelle est la malédiction qui m'interdit de jouir de la littérature germanique ? Depuis Peter Handke, je peine à finir un livre traduit de l'allemand (l'exemple type étant le Parfum, de Süskind, dont je n'arrive pas à passer les  vingt premières pages...) Je ne m'explique la chose que par une aridité des traductions (mais les traducteurs ne sont pas toujours les mêmes...)


Mokusei !

Ce très court texte (80 pages dans sa version poche) m'était tombé des mains quand je l'avais acheté il y a quelques années. Je cherchais du dépaysement et de l'aventure (j'aimais les aventure du juge Ti, et les collections de chez Piquier) et c'était (sûrement), trop statique.


A la ligne

Ce livre est une merveille. Dur et émouvant de la première à la dernière ligne. Traversé par l'originalité, l'inspiration, l'amour.

Un livre les yeux ouverts sur la douleur, la peine, l'aliénation, l'absurdité, l'altruisme, la solidarité, l'amour, la littérature.


Dé-plaisir

Le plaisir de marcher est avant tout celui du chemin.
Après une averse, je déteste même mon jardin, cette terre collante et glissante.
Je ne supporte pas lever des pieds qui se sont alourdis de plusieurs kilos.
Même en faire le tour me met de mauvaise humeur.


Un artiste du monde flottant

Je crois que ce titre pourrait convenir à tous les livres d'Ishiguro. Sa narration très lente et à priori superficielle nous porte à nous interroger en permanence sur le sens et l'intérêt même de ce qu'on lit. Mais on ressort toujours engourdi, dubitatif, riche d'interrogations et d'expériences neuves. On a appris à voir autrement, avec lenteur. Ishiguro fait infuser la réflexion jusqu'à obtenir une puissance et une évidence imprévues. Fascinant.