Quelle est la malédiction qui m'interdit de jouir de la littérature germanique ? Depuis Peter Handke, je peine à finir un livre traduit de l'allemand (l'exemple type étant le Parfum, de Süskind, dont je n'arrive pas à passer les vingt premières pages...) Je ne m'explique la chose que par une aridité des traductions (mais les traducteurs ne sont pas toujours les mêmes...)

Bref, Kruso n'a pas fait exception. Vanté comme LE livre racontant la chute du mur, vu de l'Est, le roman est bien mené, racontant la dérive d'un jeune homme qui vient de perdre sa compagne, et, ses études finies dans un monde qui n'aime pas trop les intellectuels, décide de partir un été faire la plonge dans un cdentre de vacances sur une île de la Baltique.
Les personnages nombreux sont bien campés, mystérieux à souhait, sur l'île apparaissent puis disparaissent des groupes, les militaires surveillent la mer... parce que cette île se trouve en face du Danemark, si proche, et que s'y réfugient ce qui sont désabusés par les promesses d'un communisme délité, en rêvant de départ et de poésie...
Les ingrédients sont parfaits. Mais je peine à déchiffrer le texte, à le comprendre, à l'apprécier. Je passe mon temps à relire des chapitres, à pester contre les agissements incompréhensibles des protagonistes, à ne pas comprendre le sens de ce qui se passe...
Je réessaierai plus tard.
- Auteur :Lutz Seiler
- Titre : Kruso
- Editeur : Verdier
- Année : 2018