Les Carnets du Grand Chemin

Fantastique Amérique du Sud

Borges a imposé, peut-être comme une malédiction, parce qu'en fait, une tradition est un peu une malédiction dans ce qu'elle a d'irrémédiable et de subi, enfin, donc, Borges a imposé une tradition incroyablement enthousiasmante et originale de récits fantastiques aux écrivains d'Amérique du Sud.


Les pérégrins

Voici reproduits les premiers mots du livre Les Pérégrins, d'Olga Tokarczuk. Je suis dedans actuellement, il ne s'agit pas d'un "retour sur lecture", mais j'ai été incroyablement happé par ces premières lignes qui sont, à mon goût, une merveille littéraire. On tombe captif de l'atmosphère aussi ingénue que vénéneuse. Aborder ainsi l'origine de son goût pour le voyage, les départs, les rencontres, l'altérité (puisque ce sont les thèmes centraux de ce livre) est époustouflant. Il y a un rythme, une atmosphère, une densité, une précision, et une narration... parfaites ? De l'art.


La mort et le météore

Voila un livre monde parfaitement exaltant : preuve de son efficacité, toute les références, et tellement variées, auxquelles on pense, au fil des pages, malgré sa petite taille. 2021 commence pas trop mal.


Lectures 2020-MAJ03-01-21

Évidemment, comme il ne restait pas grand-chose à faire cette année, la lecture a pas mal occupé les journées de millions de personnes qui ont asséché leurs bibliothèques avant de pouvoir refaire le plein quand les librairies ont rouvert. Dans cette liste, très dense, il n'y a aucun classement. Il doit déjà en manquer quelques uns, trop bien vendus à d'autres affamés de lecture... Année riche en nombre, mais relativement pauvre en "rencontres". Malgré tout, en gras, quelques titres à l'effet waouh.


La Fracture-La Course

Ce billet a été entamé en octobre. Pourquoi y a-t-il des résumés qui se refusent ? Des enthousiasmes qui ne se laissent pas saisir ? Des voyages qui ne se laissent pas raconter ?


Ars Industrialis

Toujours eu une sensibilité particulière envers le travail âprement rigoureux, intransigeant mais aussi volontairement jargonnant de Bernard Stiegler. Je n'ai rien posté à la suite de sa mort, parce que je ne me sens pas de légitimité pour parler de son travail. Comme depuis le premier moment où je l'ai enfin lu, c’est avec lenteur que les mots me sont venus.