Les Carnets du Grand Chemin

photo Polygones de dessiccation

Polygones de dessiccation

"Ils s’étaient soudain rendu compte que le temps avait désagrégé leur passé, alors que durant leur enfance et leurs années de jeunesse, ils l’avaient considéré comme un ensemble compact et bien cimenté. Tout s’était dissocié, rien ne manquait de ce qui leur était arrivé jusqu’à ce jour et pourtant, ce n’était plus la même chose. L’espace avait été divisé en lieux, le temps en moments, les événements en épisodes et les habitants de la rue Katalin comprirent enfin que de tout ce qui avait constitué leur vie, seuls quelques lieux, quelques moments, quelques épisodes comptaient vraiment, le reste ne servait qu’à combler les vides de leur fragile existence, comme les copeaux dans une caisse préparée pour un long voyage empêchent le contenu de se briser."
Magda SZABO, Rue Katalin, ed. Viviane Hamy

Watership Down

Un roman picaresque avec des lapins...
Dix fois que je reprends l'intro de cet article... Comment dire qu'un des meilleurs livres que j'ai lus ces derniers mois est un roman animalier (les anglais se fichent parfaitement ce détail, les français lèvent un sourcil navré..), la fuite d'un groupe de lapereaux, de leur garenne d'origine, vers un eldorado, anticipant l'arrivée d'un danger pressenti ?


Les belles de Halimunda

Au début du roman, Dewi Ayu, la prostituée la plus célèbre de Halimunda,  sort de son cercueil, traverse la ville et retourne auprès de sa plus jeune fille, sans que quiconque trouve à y redire. Elle avait décidé de se laisser mourir le jour même de sa naissance, 21 ans auparavant. Absurdité, dérision, Eka Kurniawan raconte une histoire grinçante du 20è siècle indonésien, et plus encore...


Minuit en mon silence

"Pourquoi partout, à tout moment, nous chercher du regard ailleurs qu'en nous-même ? Pourquoi est-il si difficile d'entrer en soi si c’est là, parait-il, que nous sommes ? Je veux regarder mon âme. Je veux la voir avec toute ma pensée, même si ma pensée ne va pas jusque là. Pourquoi un regard, un visage inconnu, en aurait-il le pouvoir ? Il est aisé d'éprouver de l'amour, ardu d'aimer".

Pierre CENDORS : Minuit en mon silence, le tripode


photo Une vie

Une vie

Mémoire
souvenir
rêve
réalité
connaissance
identité...


Kruso

Quelle est la malédiction qui m'interdit de jouir de la littérature germanique ? Depuis Peter Handke, je peine à finir un livre traduit de l'allemand (l'exemple type étant le Parfum, de Süskind, dont je n'arrive pas à passer les  vingt premières pages...) Je ne m'explique la chose que par une aridité des traductions (mais les traducteurs ne sont pas toujours les mêmes...)