Les Carnets du Grand Chemin

Au clocher de ma nostalgie

Christophe est mort. Et, comment dire, j'en ai presque rien à foutre. Mais, presque. Parce que ça ressuscite deux-trois choses quand-même.


Un seul chemin

28

Paysage. - Ce qui manque aux paysages américains, ce n'est pas tant, comme le voudrait une illusion romantique, qu'on n'y retrouve point de réminiscences historiques, mais plutôt le fait que sur eux la main de l'homme n'a pas laissé de traces. Ce n'est pas seulement qu'il n'y a guère de champ labouré et que les bois n'y sont souvent que des taillis non défrichés ; ce sont surtout les routes qui donnent cette impression. Elles coupent le paysage sans jamais aucune transition. Plus on les a tracés larges et plates - moins leur chaussée luisante semble à sa place dans cet environnement d'une végétation trop sauvage et plus elle semble lui faire violence. Ces routes n'ont pas d'expression.


Aporie

A franchement parler, je n'ai rien à en dire. Ce disque me laisse froid. Mais ce n'est pas un problème, en fait.


Angelus

Dans la nuit tombée, humide, et le bruit du village étouffé par la neige qui recouvrait paisiblement le trottoir.


L'amour au téléphone

Donc, voila, enfin, j'ai regardé Her, le film de Spike Jonze avec l'immense Joaquin Phoenix. Je le tenais sans l'avoir vu pour une référence de l'anticipation sociale, convoquant avec clairvoyance les défis futurs des IA embarquées et l'évolution induite de nos comportements.


photo Blanche

Blanche

La nuit ne me repose pas