Pourquoi le plus beau du chemin semble toujours sur le flanc opposé ?
Pourquoi nous-semble-t-il que la promesse se trouve en face ?
Le plus beau à venir ?
L'envie ailleurs ?
Pourquoi ce que nous avons fait disparaît de notre champ de vision ?
Pourquoi les promesses sont plus belles que les accomplissements ?
Et pourquoi tout ceci est complètement faux ?
Pourquoi jeter toujours un regard faux sur nos ambitions, notre disposition au monde, un désir faux sur ce qu'il reste encore à faire ?
Pourquoi croire ce chemin différent ?
Pourquoi succomber à la fausse musique du monde ?

Sac en cours d'élaboration. C'est facile de penser que cette année, où que j'aille, ce sera plus humide et froid que d'habitude. Ça tombe bien grâce au confinement qui m'a permis de faire quelques économies, j'ai investi.
Donc, dans le sac cette année, il y aura :
Ya plus qu'à...

Premier titre à tourner sur la platine en rentrant le soir.
Assez rongé son frein. Envie d'aller dévorer l'horizon, de s'épuiser dans les bruyères, de se brûler de soleil et de vent.
Ce n'est plus de l'impatience, ce n'est plus un besoin, c'est une nécessité. Une carence de nourriture, de couleur, de solitude, de plaisir improbable, de douleur, de surprise.
Alors au départ, je n'avais pas percuté que j'avais pris des tickets pour l'expo de la photographe-cinéaste qui a fait les pubs Cacharel mièvres-édulcorées-pastel-évanescentes des années 90. A priori négatif dans la première salle. Mais dès le second mur, bam ! Sarah Moon captive par la matière qui déborde du cadre.

ou : petite pièce macabre (Vallotton adorait les histoires noires)
« La vie est une fumée, on se débat, on s’illusionne, on s’accroche à des fantômes qui cèdent sous la main, et sa mort est là. »
Vallotton ne trahit pas la vérité. Il l'enrichit de doutes et d'indices. Le signifié déborde du cadre.
Toute vie déborde d'un cadre.
