Et retomber, le corps ivre et trempé
Brisé,
Et mourir, Doucettement,
Allongé dans les boutons d'or
Oublieux
C'est ce moment de l'année où j'ai rendez-vous avec vous.
Ces semaines si précises, éprouvantes, si attendues, redoutables, inévitables, tristement habituelles, poisseuses.
Ces semaines à n'en plus finir. Ces propos tristement coutumiers, presque banals, ces rendez-vous avec la profondeur, qu'il faut pourtant vomir, cracher, expectorer, comme une fumée de charbon.
Amer hiver. Pourriture du ciel et du sol. Écroulement lent. Infini. Lourd. Respiration contrainte. Étouffement.
Je ne veux pas être là.
Mais vous êtes là, et j'accueille chaque hôte comme il se doit.
Ça passera.
Suite des petites collections d'images prélevées au gré des pages que j'ai pu ouvrir au fil des jours.
C'est comme les Abracadabras, mais pour l'image, ou la chose plastique en général.

Peik Wencheng : les portes de la perception
Pourquoi le plus beau du chemin semble toujours sur le flanc opposé ?
Pourquoi nous-semble-t-il que la promesse se trouve en face ?
Le plus beau à venir ?
L'envie ailleurs ?
Pourquoi ce que nous avons fait disparaît de notre champ de vision ?
Pourquoi les promesses sont plus belles que les accomplissements ?
Et pourquoi tout ceci est complètement faux ?
Pourquoi jeter toujours un regard faux sur nos ambitions, notre disposition au monde, un désir faux sur ce qu'il reste encore à faire ?
Pourquoi croire ce chemin différent ?
Pourquoi succomber à la fausse musique du monde ?
