Les Carnets du Grand Chemin

Les eaux étroites - Gracq et la marche

Il y a dans l'écriture de Gracq la lenteur qui sied à la découverte du paysage. Le géographe est dans l’œil qui raconte, découvre, analyse, précise, donne sens. Et l'écrivain ? Partout autour dans les pas de celui qui marche.


L'ennemi-le besoin

Renoncé à la pérégrination.
Renoncé au départ, à la contrainte, la solitude, la difficulté.
Renoncé à tout ce qui œuvrait à sa réussite.

Renoncé à ce qui l'avait rendu nécessaire ?

Renoncé à la curiosité.
Le confort du chalet, ennemi de la curiosité ?
Si non, qui est le coupable ?
Et la curiosité, où trouve-t-elle sa source ? Dans un besoin vital, une survie ?

Dans la compensation d'un manque ?
A-t-elle une fin ?


photo Etre au monde

Etre au monde

Etre plus au monde ici, chez moi, qu'à l'autre bout du monde (promiscuité des lieux touristiques jusqu'au sommet de l'Everest).
Éprouver la fatigue, la faim, la douleur.


Mélancolique

Invariablement.
La triste monotonie du train. Espace clos où il ne passe que de l'attente.


Paradigme

Paris, Rennes, Nantes, Bordeaux, Strasbourg... (en attendant la suite)
Quand ce sont tes enfants qui imposent le programme des sorties...


Dé-plaisir

Le plaisir de marcher est avant tout celui du chemin.
Après une averse, je déteste même mon jardin, cette terre collante et glissante.
Je ne supporte pas lever des pieds qui se sont alourdis de plusieurs kilos.
Même en faire le tour me met de mauvaise humeur.