Avec l'enthousiasme de qui n'imagine pas qu'un quelconque confinement puisse venir lui gâcher son effort de solitude estivale, me voila errant (il est temps, habituellement, mes choix sont faits en janvier)
Chercher qui ?
Et chercher où ?
Le but t'est déjà une contrainte. Ta liberté, une contrainte pour les autres.
Plus qu'un des éléments, tu es la vie qui les compose.
La vie avance.
La vie s'avance.
Immense
La petite femme vivait seule et effacée.
J'étais enfant, je côtoyais au moment des fêtes de famille ce petit spectre discret qui glissait en charentaises dans les couloirs de la maison, de nuit comme de jour, et frappait à toutes les portes avant d'entrer, par crainte de déranger.
Ou... marcher avec Joan Mitchell (1925-1992), pousser plus loin devant soi en écartant les branches aux feuilles jaunies par l'automne. Chercher à voir derrière, plus loin. Et laisser se refermer le manteau de feuillages. Ne pas se retourner.
Ça aussi c'est fait !
Accompagné d'un guide pour qui ces choses là sont très naturelles, nous sommes montés le plus haut possible pour rester au-dessus de la limite pluie-neige. A la redescente, la pluie était bien là, à tel point que la neige qui recouvrait le paysage à l'aller s'était considérablement effacée, dévoilant un paysage nouveau et nous faisant progresser dans des rivières de boue.