Les Carnets du Grand Chemin

Pluie d'étoiles filantes

C'est la nuit et elles investissent le ciel entier.
Pluie d'étoiles filantes.
Ce sont des larmes.
Ce sont des soleils.
Flammes fascinantes.


photo Keep me comin'around

Keep me comin'around

Yannis Philippakis n'est pas un type marrant.
Il n'en a pas l'air.
Les paroles de ses chansons, il les vocifère, il les aboie, il les grogne. Même les balades, il semble les confesser à regret.


D'un lecteur

... à un autre : "l'approche d'une parole qui vient au devant de nous"
Dans son incipit à l'ouvrage Lire comme on se souvient, J. Mambrino enfile des perles, c’est une cascade de réflexions acérées sur l'état de lecteur.
Il cite encore, par exemple :
"Heureuse l'âme où ne court pas le temps" M.A. Buonarotti, phrase aisément transférable aux différents états de la vie (lien avec Parle-moi de ton âme heureuse, de Manset)


Silence

Ce qui surprend, au début, c’est le silence.
Qui connaît vraiment le silence ?
Par principe, il n'existe pas. Il est trop lié au vide, et, comme on dit, "la nature ayant horreur du vide..."
Le vide lui-même, le vrai vide, pas l'absence, l'oubli, le creux, toute forme de ce qu'on pourrait résumer par une non-présence habituelle, le vide, lui, est lié à la mort. C'est son corollaire.


Tout est paysage

Le paysage est un travail de mémoire.
Tout fait paysage pourvu qu'on se soit arrêté et que le décor nous ait alors appelé.
Il y a paysage dès lors qu'il y a un peu de mémoire accrochée dans l'image.
Mémoire donnée. Mémoire reçue.


Avant Adorno

C'était une opportunité. Elle répondait à un besoin insatiable.
L'année scolaire finissant m'annonçait une perte horaire, une mutation.
Je profitai de ce temps pour ne pas le perdre.
J'ai réfléchi. A peine. Je voulais engager une réflexion sur la musique, par le biais du prisme qui me la révélait : les concerts.