C'est la nuit et elles investissent le ciel entier.
Pluie d'étoiles filantes.
Ce sont des larmes.
Ce sont des soleils.
Flammes fascinantes.

La nuit est sans lune. On n'en attend rien. Et elles sont là.
On reste immobile. C’est éphémère. Sentiment que l'univers, la beauté nous parlent, que ces chuchotements seront brefs, et qu'ils n'en faut rien manquer.
On aimerait pourtant courir prendre un filet, un appareil photo, mais c’est manquer de tout perdre. On regarde, on leur parle, un peu, comme on parle aux arbres, quand on est seul.
C’est d'une douceur infinie. Solitude autant que plénitude. Envie de pleurer. Peut-on faire confiance à nos seuls yeux, à nos seules émotions pour garder ce souvenir intact ?
Panique. On veut se souvenir. On ne veut pas perdre ces moments. Mais on ne se fait pas confiance, alors on ne croit pas que notre propre mémoire puisse être capable de conserver ce feu majestueux.
Dans mes larmes je serre un peu plus fort les poings.
Pluie d'étoiles filantes. Tout sera passé demain, mais j'aurai cette nuit eu ta main dans la mienne et j'aurai fait un vœu.
Pas de tristesse.