Un jour, peut-être, je ne chercherai plus à être traversé par quoi que ce soit. J'ose croire qu'enfin je serai heureux. Parce que là, je suis usé d'attendre que quelque chose revienne, me nourrisse, m'émeuve encore, je suis las des promesses, des attentes, et de la vanité des caresses que je quémande, mais dont les bienfaits disparaissent quand la main se retire.
La musique et les mots glissent aujourd'hui sur moi comme du vent. A peine secoué. Vite passés. Un hululement qui hérisse quelques secondes seulement les pores de la peau.
J'ai touché du doigt, parfois, je crois, le plaisir le plus désintéressé, dans la marche. Seul. Jamais ailleurs. Marcher dans des lieux pas forcément beaux ni choisis, et les vivre avec un plaisir entier, nouveau, étrange, si différemment du shoote de jouissance standardisé qu'on nous promet au quotidien, et dont on nous prive depuis des mois avec la violence du dealer pour un consommateur en manque.
Je n'ai plus envie d'être un consommateur d'émotions.
Mais pour l'instant, je n'arrive pas à être autre chose. Et je suis le plus triste des hommes, parce que j'ai aliéné mon plaisir, et que je ne peux plus ouvrir les yeux tellement la vérité me brûle : je n'ai rien, je ne vaux rien, je ne sais rien.
Du vent, quoi, avec, peut-être, un virus dedans...
Said the straight man to the late man
Where have you been
I've been here and I've been there
And I've been in betweenI talk to the wind
My words are all carried away
I talk to the wind
The wind does not hear
The wind cannot hearI'm on the outside looking inside
What do I see
Much confusion, disillusion
All around meI talk to the wind
My words are all carried away
I talk to the wind
The wind does not hear
The wind cannot hearYou don't possess me
Don't impress me
Just upset my mind
Can't instruct me or conduct me
Just use up my timeI talk to the wind
My words are all carried away
I talk to the wind
The wind…