Le contraste parfait.
Les émigrés d'Alela Diane sont comme la mère et son enfant du clip. Mêmes interrogations, même amour, même tendresse.
A la fin, pourtant, ils disparaîtront en mer avec tout leur espoir, d'avoir voulu rêver que leurs enfants vivent un jour dans la douceur, le rire...
Plans intimes : pas de profondeur de champ, on est dans le grain de la peau ; regards innocents et forts, douceur des couleurs, des gestes, augmentés par le ralenti ; environnement intime : bulle de ouate, caméra ondoyant en plan unique autour du couple mère-enfant tout à son étreinte.
Et violence des paroles, des vents, de l'eau, du froid, de la promiscuité, du néant qui engloutit, du bruit, des secousses, et du désespoir.
"One by one the children have grown silent
From their mother’s arms, they float away
The roaring sea will wash our quiet bodies
Upon the foreign shores, but our souls
will find a way"
Combien de mères, combien d'enfants, combien de tendresse, au fond de l'eau ?