Les Carnets du Grand Chemin

On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans


Grottes

Il reste encore des endroits comme ça à voir, si près, si loin...
Autre temps


Soleil

1er avril.
Pâques.
Je me perdais à chercher sur l'horizon, en Bretagne, un peu de couleur, mais c'est d'ici qu'il fallait attendre l'éclaircie : les hirondelles sont revenues.
Rire et grâce.


photo Deux fois l'an

Deux fois l'an

À croire que là où il y a neige, je suis malade. Deux grippes en une seule saison, c'est beaucoup...


Héro ?

Il y avait parmi les militaires qui encadraient ma section un adjudant qui disait qu'il n'y a de héros que celui qui reste en vie.

De fait, on peut faire du mort, bien au-delà de son acte, ou sur un acte seul,  une construction héroïque, un roman national, une figure tutélaire.
J'ai un souci avec le sacrifice : j'y vois de l'idéologie et du fanatisme, autant chez celui qui fait exploser sa bombe que dans celui qui tente délibérément et imprudemment de l'en empêcher.

Héros ou martyr, la ligne est mince, et la frénésie est toujours un risque sous-jacent. Je n'aime pas Achille outre-mesure.

Mais, Ulysse revenant à Ithaque 20 ans après son départ, Ulysse chanté, conté, mythologisé, me paraît plus "héroïsable". Le vivant peut encore assumer le conte qu'on fait de lui, parce qu'il peut le chanter lui-même.


Equinoxe

Au milieu de l'ennui des jours :
la lecture d'un Quignard, l'écoute de Thiéfaine, la "dégustation" d'un panini, le tout dans l'odeur d'un sous-bois de pins traversé de longs rayons de soleil.
Il n'y a de bon dans la journée de travail que l'instant de la pause.
Mars reste définitivement trop long pour moi.
Equinoxe.