L'ordre des mots dans la phrase et leur hiérarchie : reprendre ses enfants (qui lèvent les yeux au ciel) quand ils disent sur tel ou tel sujet "papa, tu me ressembles", en leur disant "Non, c'est toi qui me ressemble".
Lire de Didier Squiban qu'il était le Keith Jarrett breton n'a absolument pas eu la même incidence que l'inverse (qqch qui dirait "Jarrett est un peu le Squiban du jazz")
Lisant la première, ado, j'ai compris que le second personnage était la référence, et la curiosité a fait le reste.
Le Köln Concert reste encore une référence. Tout comme les albums de Squiban. Mais sans la construction précise d'une phrase, et le pouvoir inférant que cet ordre lui confère, je serais peut-être resté ignorant de l'existence du jazzman. En tout cas, plus longtemps.
A quoi tient ce que nous savons.
A quoi tient la curiosité.
Le jeu de piste du langage.
Étrange mise en image de la partie 1 de la légendaire improvisation de Jarrett, mais il est bien difficile de trouver autre chose que des interprétations plus ou moins talentueuses (et qui dit interprétation d'une impro dit détournement du geste initial dans une reproduction, donc un passage quasi obligatoire par l'écriture d'une partition, donc réification, non ?)